Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / Actualités / Compte-rendu du Conseil communal du 29 mars
Actions sur le document

Compte-rendu du Conseil communal du 29 mars

Avertissement : ce compte-rendu a été rédigé par la chargée de communication de la Ville, fonctionnaire communale, qui a assisté à la séance. Il ne prétend pas à l’exhaustivité, ni à la parfaite exactitude quant aux propos tenus, dont il s’attache cependant à respecter l’esprit. Il ne constitue pas un compte-rendu analytique de la séance.

Le Conseil communal du 29 mars 2021 a débuté par une question orale du chef de groupe PS-H Arnaud Thonard concernant l’organisation des déplacements vers les centres de vaccination dans le cadre de la campagne de vaccination de la Covid-19 pour les Herstaliens qui sont dans l’incapacité de se déplacer seuls.

Le bourgmestre f.f. Jean-Louis Lefèbvre a expliqué ce qui était actuellement mis en place par la Ville et le CPAS : « Dès à présent, le Taxi-social permet de véhiculer, gratuitement, les personnes à mobilité réduite. Une dizaine d’habitants ont déjà pu profiter de ce service de proximité. Après un échange très constructif, Monsieur le Délégué Général à la vaccination de la Région Wallonne me confirmait que notre population serait dirigée vers les centres de proximité de Cheratte, Bressoux, et Feronstrée, ainsi que le centre majeur de Bierset. Pour rappel, sur présentation de leur convocation, les citoyens peuvent utiliser les lignes régulières du TEC et de la SNCB gratuitement le jour du vaccin, la convocation faisant foi. Néanmoins, après une analyse spécifique de la mobilité sur notre entité, nous avons constaté une offre de transports en commun moindre pour les petites communes, à savoir Liers, Milmort et Vottem, le samedi. Pour ces habitants, le collège de cet après-midi vient d’attribuer un marché de services organisant une navette gratuite au départ des antennes administratives vers Bierset. Les détails de réservation de cette navette hebdomadaire, à destination des bénéficiaires de la phase 1B (les 65 ans et plus ou les personnes à risques) seront communiqués dès sa mise en service imminente. »

Ensuite, le Conseil communal a pris acte de la démission de la conseillère communale (PTB) Laura Costi pour cause de déménagement. Le nom de sa remplaçante sera communiqué ultérieurement.

Plusieurs ventes de maisons et d’appartements au Pôle Marexhe ont trouvé un accord unanime en commission : vente de 6 appartements à la Société Régionale du Logement de Herstal, d’une maison à l’AIS de la Basse-Meuse, et de maisons à des particuliers.

Par ailleurs, le bâtiment de l’école Jacques Brel 2, sis place César de Paepe 4 à 4040 Herstal, a été cédé gratuitement à la Régie Communale Autonome Immobilière de Herstal (Urbeo). Le groupe PS-H, MR et PP a voté pour, le PTB contre et Vert Herstal s’est abstenu.

Ensuite, la conseillère communale Eva Meeus (PTB) a présenté une motion concernant la dénomination d’une future voirie : « De manière générale en Belgique et à Herstal aussi, les femmes sont sous-représentées dans les noms de rue. Ce n’est pas un détail, c’est un des éléments de la mémoire collective, ça participe à l’invisibilisation des femmes. Nous proposons le nom de Germaine Martens (la petite Martens), une des figures de la grève de la FN, pour le nom d’une future voirie. Nous avons fait un sondage en ligne et c’est ce nom qui est ressorti. Dans ce cadre où on veut féminiser les noms de rues, elle aurait le symbole d’une lutte pour le droit des femmes".

Le conseiller communal MR Adrien Croisier est le premier à intervenir : « On va soutenir cette proposition. Indépendamment du clivage gauche-droite, il y a des positionnements qu’il faut savoir dépasser. L’égalité salariale notamment, le MR ne peut qu’y souscrire pleinement. C’est aussi le premier parti qui a eu une femme première ministre. Mais j’aimerai tout de même faire remarquer qu’il n’y a pas eu de réel sondage dans la population herstalienne, mais plutôt auprès des sympathisants du PTB. Mais c’est une proposition raisonnable, dans la mesure où on ne tombe pas dans les travers, on ne supprime rien, on met en avant une figure qui a marqué Herstal et le droit des femmes ».

Yunus Sahinay prend la parole pour Vert Herstal : « On soutient cette proposition intéressante. Dénominer une prochaine voirie avec le nom de Germaine Martens qui est connue pour son franc-parler, une principale meneuse dans la grève qui durera 12 semaines en 1966, symboliquement elle a ouvert la voie à la jeune génération. Je fais un clin d’œil au Collège qui compte, aujourd’hui, 5 femmes et 4 hommes – 4 échevines, 4 échevins et la directrice générale adjointe-, c’est une avancée, c’est très bien ».

Finalement, pour le PP, Vanessa Cibour conclut : « Effectivement, le droit des femmes est l’affaire de tous au-delà de nos orientations. Les clivages sont à mettre de côté ».

C’est à la cheffe de groupe du PTB Nadia Moscufo de répondre aux différentes interventions : « Adrien a raison, nous n’avons pas fait une enquête dans toute la ville mais seulement au niveau de notre public. Le nom des trois femmes présentées étaient trois femmes de combat, de gauche. Ça ne nous intéressait pas de mettre le nom d’une femme qui avait une vision libérale de la société. On apprécie à sa juste valeur la tolérance du MR par rapport à notre proposition. Ce qui est intéressant avec le nom de la petite Germaine, c’est que la lutte qu’elle a menée pour l’égalité salariale concernait les femmes ouvrières. Avec la date du 8 mars et la grève du 29 mars, on voulait mettre en avant les femmes qui travaillent dans la production. Ça cadre avec la vision de la Ville qui a augmenté le salaire des auxiliaires d’éducation qui sont en majorité des femmes ».

L’échevin en charge des voiries Christian Laverdeur a ensuite expliqué la procédure à suivre pour la dénomination des voiries : « La première étape est le rapport du service administratif qui propose un ou plusieurs noms en vue de dénominer la voirie. En pratique, le service fait d’abord une recherche sur le registre cadastral afin de vérifier s’il existe un lieu-dit. En parallèle, l’avis de différents services internes est sollicité (urbanisme, musée, plantations, bureau d’étude, mobilité, …). En règle générale nos services donnent la priorité suivante :

- Lieu-dit

- Histoire du site et de ses alentours

- En lien logique avec le nom de rues avoisinantes

Les étapes qui suivent le rapport des services sont les suivantes :

- Le Collège marque son accord (ou pas) sur la proposition.

- Si accord, le dossier est transmis pour avis à la Commission royale de toponymie.

- Si avis positif, enquête publique d’une durée 15 jours (affichage sur place et avis inséré sur le site internet de la Ville) afin que toute personne intéressée puisse faire valoir ses remarques.

- Dossier Conseil pour décider du nom choisi.

J’espère vous avoir éclairé au mieux sur la manière dont nous fonctionnons pour dénommer les rues de Herstal. Il s’agit d’une procédure bien rodée et qui respecte des règles précises ». L’échevin a ensuite donné des exemples tels que la place Charlotte Hauglustaine, la place des Demoiselles de Herstal, la place Nicolas Thomsin, le Clos Sainte Barbe, etc. « Dès lors, vous l’aurez compris, votre proposition est totalement hors cadre vis-à-vis de la procédure. Même si la proposition part d’une bonne intention, je propose de refuser votre proposition sur la forme. Si un lieu se prête à cette dénomination, on la fera. Mais dans cette forme, cela parait compliqué. Sur le principe, on est d’accord », conclut l’échevin.

Suite à cela, et puisque les autres groupes sont d’accord sur le principe, le PTB propose une suspension de séance pour discuter sur la forme de la motion et en proposer une alternative. Mais finalement, suite à un premier vote, c’est quand même sur la première motion que les groupes devront se positionner. Le chef de groupe PS-H, Arnaud Thonard, explique la raison de leur vote : « D’une part, la procédure est non-respectée, et d’autre part, nous ne souhaitons pas nous fermer sur un nom pour laquelle une enquête en bonne et due forme l’a pas eu lieu ». Nadia Moscufo réagit : « Nous avons proposé de manière constructive d’envisager de mettre le nommer une rue « Germaine Martens » dès que cela serait possible et en tenant compte des procédures et juste avant de voter le chef de groupe PS-H sort l’argument que le groupe ne veut pas se fermer autour d’un nom précis alors que la majorité a déjà mis d’autres noms de femmes qui ont effectué la même lutte ».

Le résultat du vote : le PSH vote contre, les autres groupes s’abstiennent.

La séance s’est clôturé après le vote concernant l’acquisition des parts de la Société Intercommunale pour la Diffusion de la Télévision (BRUTELE) par Enodia et certains pouvoirs locaux. Abstention d’Ecolo et refus du PTB. Julien Liradelfo l’explique : « Nous sommes contre la privatisation d’une service public ».