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A découvrir

La Maison Lovinfosse

Au 17e siècle, Lambert de Lovinfosse, échevin et greffier à Herstal, fait construire la partie gauche du bâtiment dont les ancrages mentionnent la date : 1664.

Les Lovinfosse sont de riches bourgeois. Ils sont restés propriétaires du bâtiment jusqu’en 1764, quand Henri Courard épouse Marie-Marguerite de Lovinfosse et reçoit la maison en dot.

La famille y restera jusqu’en 1932, date à laquelle la commune de Herstal achète le bâtiment pour y installer le Service des travaux.

En 1934, l’édifice est classé par la Commission Royale des Monuments, Sites et Fouilles.

L’édifice est de style mosan, en vogue au 17e siècle dans la région.

A l’intérieur, on y trouve des plafonds à voussettes.

Classée intégralement au début du XXe siècle, la maison a conservé le caractère de l’architecture mosane : construction en grès houiller, calcaire de Meuse et briques, chainage d’angle harpé, toiture en ardoises à pentes abruptes, fenêtres à meneaux et vitraux sertis dans un réseau de plomb. Le raffinement du décor intérieur offre au visiteur une agréable surprise : plafonds à voussettes, grandes cheminées ornées de pierres sculptées, briques de foyer historiées, faïences de Delft, dalles en pierres bleues de Dinant, planchers en chêne.

La plupart des planchers sont en chêne et d’époque.

Le parvis et le sol de la cour arrière sont constitués de mosaïques en galets de Meuse dont le motif central est en forme d’étoile.

En 1970, la Maison Lovinfosse a été intégralement restaurée par l'architecte Nicolas Leclercq.

50 ans après, une nouvelle campagne de restauration a lieu et est menée par l'associations momentanée des Bureaux d'architecture Fellin et Fourneau. 

La collection, le parcours

Le musée de la ville de Herstal est logé dans une remarquable demeure bourgeoise construite en 1664 par la famille Lovinfosse.

Herstal c’est aussi et surtout, la cité du fer et du charbon : reconstitutions, diaporama, outils, photographies anciennes et pièces d’exceptions illustrent métiers et savoir-faire d’autrefois (mineurs, quincaillers, forgerons, fondeurs, armuriers, graveurs, horlogers). Parmi les plus belles pièces du musée figurent sept motos issues des ateliers FN, Saroléa, Gillet et Brondoit, représentatives de ce que l’on appelait au début du XXe siècle "Les demoiselles de Herstal".

En fonction des expositions temporaires, vous pourrez également découvrir les œuvres d’artistes de renom : la famille Jehotte, Fanny Germeau, Joseph Rulot, Milo Martinet, Marceau Gillard, Jean Donnay, Fernand Steven, Henri Daco, Richard Heintz.

Le jardin

En 2014, pour la commémoration des 1200 ans de la mort de Charlemagne et à la lecture d'extraits du capitulaire "de Villis", l'équipe du musée a créé, en collaboration avec le service des plantations de la ville de Herstal, un jardin médiéval.

Ce texte de 70 articles est relatif à l'organisation des domaines. L'article n° 70 reprend une liste de plantes recommandées à cultiver dans les jardins des domaines royaux: herbes médicinales ou aromatiques, légumes et arbres fruitiers. C'est ainsi que nous trouvons: thym, romain, menthe, lavande, sauge…

Ces plantes étaient réparties dans 3 espaces différents: 

  • l'herbularius ou jardin des simples : plantes médicinales, condimentaires, aromatiques, pour la simple raison que la plupart des plantes alimentaires sont aussi des remèdes
  • l'hortus ou potager (littéralement: enclos)
  • le viridarium ou verger

Plusieurs sculptures de Marceau Gillard ornent le jardinet notamment le groupe en bronze intitulé "Tous unis", qui évoque la solidarité et la détermination des grévistes en 1960 (dépôt FWB).