Patrimoine naturel
La ville de Herstal est davantage connue pour son riche passé industriel et la façon dont il l’a façonnée que pour ses richesses naturelles. Nous vous invitons cependant à dépasser ce point de vue trop restrictif : pour le curieux qui veut bien lever le nez, Herstal recèle quelques coins verts tout à fait charmants.
Alors, laissez-vous guider et visitez Herstal autrement !
Arboretum
L'arboretum, ou albaretum, est un jardin botanique spécialisé conçu comme un espace paysager. Partout dans le monde et depuis toujours, l'arbre est symbole de vie. C'est un être vivant, précieux et fragile, qui comme nous vit, respire, transpire et se nourrit. Fournisseur d'oxygène, d'humidité, de nourriture, de remèdes et de tant de matières premières, son rôle est intimement lié à l'évolution de l'Humanité.
L' Arboretum de la Ville de Herstal
Créé en 1997 par le service des Plantations, l’Arboretum, d’une surface de 14 000 m2, est situé le long des rues du Doyard et de l’Hospice. L'arboretum de notre ville présente de nombreuses espèces d’arbres et d’arbustes. 79 essences différentes, dont quelques conifères, y ont été plantées.
Le promeneur pourra y découvrir des végétaux de toute beauté aux élégantes silhouettes décoratives, tant par leur forme que par le feuillage, les fleurs, les fruits ou encore la couleur du bois. Des panneaux didactiques identifient les différents arbres et arbustes et donnent de nombreux renseignements.
Pour favoriser au mieux la richesse naturelle de ce lieu paisible, des nichoirs ont été installés en 2009 sur certains arbres, pour les oiseaux et pour les insectes. Un nichoir à chauve-souris a également été créé, à la "bathouse".
La Butte du Doyard : une spécificité de notre arboretum
Située à l’entrée du parc, sur votre gauche, il s'agit d'un espace constitué de terres de remblais et volontairement non entretenu. Il est devenu au fur et à mesure des années un refuge naturel. Cela peut sembler un vrai fouillis mais les plantes et les animaux sauvages aiment beaucoup ce genre de lieux qui leur offrent de nombreuses possibilités d’abris et de nourriture.
Vous pourrez y observer ronces, érables, bouleaux : toute la richesse de notre flore sauvage.
Un parcours didactique vous permettra de découvrir quelques-unes des nombreuses espèces végétales et animales présentes sur ce site.
Pour plus de renseignements : service de l’Environnement : 0800 13 546
Livres :
Un premier tome sur le thème de l'arboretum, reprenant une série de photos et description sur les 14 arbres par ordre alphabétique, est disponible au format pdf (ci-dessous). Vous y trouverez également un plan reprenant l’emplacement de chaque arbre.
Les Terrils
Les seuls témoins de l'industrie charbonnière si prospère à la fin du 19e siècle et jusqu’au dernier quart du 20e siècle sont les terris ou terrils. Nous apercevons sur le territoire de Herstal deux sortes de terrils : les coniques comme ceux du charbonnage de Belle-Vue et de la Grande Bacnure ou à crête avec doigts comme celui qui s’élève derrière l’église de La Préalle.
Les terrils se sont boisés depuis la fin de l’extraction minière. Ils donnent une touche verte remarquable à la ville. Ils sont également très intéressants pour leur faune et leur flore et sont devenus des lieux de promenades.
Devenus au fil des ans de véritables poumons verts, ces terrils représentent un potentiel de développement en termes environnemental et touristique.
Le projet Pays des terrils
Dans le cadre du programme Interreg III sur les paysages postindustriels, la Wallonie a soutenu le projet "Pays des Terrils" mené principalement à Saint-Nicolas, Liège.
Première valorisation touristique et environnementale à grande échelle d’un terril, ce parc a été réalisé sur un terril de 40 ha. Il bénéficie de nombreux aménagements :
- promenades agrémentées de modules scénographiques,
- tables d’orientation pour découvrir la région et "lire" le paysage,
- connexion directe avec le RAVeL qui traverse intégralement le site,
- gestion écologique et durable de la diversité biologique présente sur le site.
Les Arbres remarquables
Qu’est-ce qui fait qu’un arbre est remarquable ?
- Son très grand âge, centenaire, séculaire ou encore plus vieux.
- Sa très grande taille.
- Sa forme particulière, étrange.
- Sa beauté extrême.
- Les souvenirs historiques qui lui sont rattachés.
- Son importance géographique.
- Les légendes qui l’entourent.
- Les croyances qu’il véhicule.
A Herstal, nous avons quelques arbres remarquables et la Ville a mis en œuvre des mesures de conservations pour les sauvegarder et a demandé de les inscrire dans le Petit patrimoine populaire wallon. Cette procédure est accessible à tous les citoyens.
Le Mûrier : il se situe à l’arrière du bâtiment rue Large Voie 80 à Herstal.
Aucun renseignement précis n’a pu être trouvé quant à la plantation de cet arbre. Toutefois une tradition orale encore vivante dans le quartier relate qu’il aurait été planté par un habitant de la rue Large Voie qui, enrôlé comme soldat dans l’armée de Napoléon Ier, serait parti en campagne en Espagne (1808) et en aurait ramené des graines de mûriers. Plusieurs spécimens auraient ainsi pris racine dans son jardin mais seul l’exemplaire actuel aurait survécu.
Alignements des marronniers : ils se situent au cimetière de Rhees.
Le cimetière de Rhees fut ouvert aux inhumations à partir du 1er janvier 1899.
Des délibérations du Collège échevinal signalent, en date du 5 novembre et 17 décembre 1901 et 11 février 1902, l’achat d’arbres pour la "plantation d’arbres au cimetière de Rhees". Il y est question de l’achat de différentes essences mais sans précision particulière.
Hêtre de la délivrance : place Licourt à Herstal.
C’est le 22 novembre 1919 qu’eut lieu la cérémonie de plantation du hêtre, en présence de la musique du 14e de ligne, des autorités communales et des enfants des écoles communales, commémorant la rentrée à Bruxelles d’Albert 1er et ses troupes (d’après André Collart-Sacré, La libre seigneurie de Herstal, Liège, 1937, Tome 2.).
Le Beau marronnier
Un magnifique châtaignier, baptisé erronément par la population locale "Le beau marronnier" se dresse rue Charlemagne. Ses origines sont nébuleuses. Plusieurs anecdotes existent à son sujet :
- Sous le régime français, les armées républicaines occupèrent la ferme Charlemagne (1794). Plusieurs personnes furent accusées d’avoir volé du ravitaillement destiné aux troupes. Les coupables furent châtiés et l’arbre commémorait l’emplacement de leur exécution.
- Vers 1800, l’autorité communale avait décidé de créer un coin de verdure entre les nombreuses exploitations charbonnières
- Un grand abreuvoir pour vaches, peint en noir – li bac’neur – se trouvait au-dessus de l’actuelle rue Henri Nottet. Ordre oral a été donné d’y planter un châtaignier. Le responsable aurait confondu "Li bac’neur" et "li bacqueneur", raison qui justifierait sa présence à sa place actuelle. C’est une erreur.
- Le patron de l’estaminet situé en face du charbonnage craignant la concurrence demanda à des amis du conseil communal de faire en sorte qu’aucun autre débit de boissons ne soit aux alentours. On y aménagea donc un bosquet. Mais les femmes des mineurs coupèrent ou firent mourir les arbres pour continuer à surveiller leur mari. Le marronnier aurait résisté à la fureur des femmes.
La vraie raison de sa présence est tout autre. A l’endroit où se trouvait le charbonnage, il n’y avait qu’un tout petit puits à ciel ouvert, mal étayé : il y avait souvent des éboulements. C’est ce qui s’est passé en 1774 au bure dit "De pî dè bwè". Suite à cet éboulement, on dénombra 11 tués. On ferma ce puits et par respect pour les mineurs disparus, on planta un châtaignier fin 1774 ou début 1775 (d’après Raymond Smeers, Le beau marronnier et la catastrophe minière de 1774, bulletin du Musée herstalien, n° 48, septembre 1989).
Comment proposer un nouvel arbre remarquable à la liste ?
Au cas où un arbre ou une haie présente un ou plusieurs des critères susmentionnés et qu'il ne figure pas encore dans la liste officielle des Arbres et Haies Remarquables, il vous est possible d'introduire une demande de complément à la liste des Arbres et Haies Remarquables en remplissant le formulaire que vous trouverez sur le site du SPW.