Passer au contenu Passer au pied-de-page

Protection de la nature et des espaces verts

Végétalisation

Ensemble, redonnons vie à notre cadre urbain

La Ville de Herstal vous invite à devenir acteur de votre environnement ! Face aux défis climatiques et à l’érosion de la biodiversité, chaque geste compte. Deux actions simples et concrètes sont à votre portée :

  • végétaliser votre rue,
  • transformer votre jardin en refuge pour la biodiversité.

Que vous souhaitiez fleurir un trottoir, planter au pied d’un arbre ou créer un coin nature dans votre jardin, votre participation est précieuse.

En embellissant nos rues et en accueillant la vie sauvage chez nous, nous contribuons ensemble à un avenir plus vert, plus frais et plus vivant.

Jardin sans pesticide

Les services communaux s’inscrivent dans la démarche initiée par la région wallonne et développée par l’asbl Adalia et l’asbl Gestion différenciée des espaces verts dont l’objectif est de promouvoir la suppression de l’usage des pesticides (herbicides, insecticides, fongicides, etc.) entre autres dans les jardins.

Les pesticides ont des effets nocifs sur la santé et sur l’environnement. Les pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) sont des produits chimiques souvent nocifs pour la santé : irritation de la peau, des yeux, maux de tête, problèmes respiratoires voire des cancers dans certains cas. Ils posent également un problème au niveau de la pollution des eaux et de la chaîne alimentaire. N’oublions pas que ce qui est mauvais pour un insecte, une plante ou un champignon est aussi mauvais pour nous ! Il est préférable d’éviter les produits avec les symboles de danger.

Et pourtant il existe des solutions écologiques sans le recours aux pesticides pour l’entretien des jardins : la lutte biologique (larves de coccinelles, pièges à phéromones), savon potassique, granules anti-limaces écologiques, tissu Shoka, plantes répulsives, barrières physiques, désherbeur thermique, eau bouillante, etc. Le principe de base est d’aller dans le sens de la nature et de se servir des mécanismes naturels existants (proie-prédateurs, défense naturelle des végétaux, etc.), et non de lutter contre la nature, un combat épuisant et perdu d’avance. Pourquoi ne pas laisser certaines plantes sauvages s’installer à certains endroits dans le jardin ?

Il est important aussi de choisir des plantes adaptées à leur milieu et de les placer à l’endroit adéquat (nature du sol, humidité, ombrage). Une plante indigène a plus de chance de survivre aux aléas climatiques extrêmes (grand froid, sécheresse, forte ensoleillement) ou à une attaque d’un insecte ou d’un champignon qu’une plante exotique non acclimatée (méditerranéenne ou tropicale). Prenons l’exemple du buis, une plante préférant les sols riche en calcaire, qui a été planté massivement dans les jardins dans des sols non calcaire et qui fait l’objet actuellement d’une attaque massive par un papillon, la pyrale du buis.

Il est aussi conseillé de diversifier le type de plantes d’une part pour ne pas favoriser la prolifération des parasites spécifiques et d’autre part pour développer la biodiversité dans son jardin en donnant un coup de pouce aux insectes (dont les abeilles et papillons avec des plantes mellifères), batraciens, reptiles, oiseaux et petit mammifères. Osez un p’tit coin sauvage au jardin !

Gestion différenciée des espaces verts


La Belgique s’est engagée à stopper le déclin de la biodiversité au sein de l’Union européenne. De son côté,  la Wallonie a mené toute une série d’actions en ce sens, dont le soutien à la création d’un pôle de gestion différenciée.

Au niveau communal, nos services se sont lancés, avec l’aide de l’asbl du "Pôle de Gestion différenciée des espaces verts", dans une nouvelle démarche de développement durable et de sauvegarde de la biodiversité : la gestion différenciée des espaces verts.

La gestion différenciée des espaces verts est une manière de gérer les espaces verts qui consiste à appliquer des modes de gestion et d’entretien différents en fonction de leur usage. Le but est de faire évoluer le modèle horticole vers une gestion plus respectueuse de l’environnement et de la santé en tenant compte des contraintes pratiques : techniques, humaines et financières.

Cela peut comprendre :

  • Le fauchage tardif de certains talus.
  • La réduction de l’emploi des pesticides.
  • Le recours à la lutte biologique.
  • L’utilisation de plantes vivaces.
  • L’utilisation de plantes couvrantes.
  • La plantation d’arbres ou arbustes indigènes.
  • Le choix pour des techniques prévenant les herbes sauvages : mulch, couvre-sol, etc.

La gestion différenciée permet de :

  • Rationaliser la gestion des espaces verts en prenant en compte le manque de personnel ou les restrictions budgétaires.
  • Améliorer les conditions de travail du personnel.
  • Diversifier les espaces verts : espace fortement, moyennement ou peu entretenu.
  • Préserver ou développer la biodiversité : végétale mais aussi animale.
  • Améliorer la qualité de vie en diversifiant les qualités paysagères.
  • Réduire la pollution, par exemple : réduire les pesticides.
  • Valoriser l’image de marque de la commune au point de vue environnemental.
  • Sensibiliser le public : pesticides, biodiversité.

Cette méthode peut également être appliquée à l’échelle d’un jardin, en diversifiant les espaces selon l’espace disponible et les fonctions recherchées :

  • Pelouses.
  • Prés fleuris.
  • Plantes vivaces, plantes sauvages, plantes mellifères : utiles pour les abeilles et les papillons.
  • Arbres et arbustes indigènes, arbres fruitiers.
  • Haies mixtes.
  • Tas de bois ou de pierres.
  • Mares.
  • Autres aménagements.

L’objectif est de laisser aussi une place à la nature dans le jardin et de contribuer à la biodiversité.

En savoir plus : 

Actions en faveur des abeilles et des papillons

Devenez un ambassadeur de la BioCité Maya

En tant qu’ancienne "Commune Maya", la Ville de Herstal encourage les actions en faveur des abeilles et des bourdons. En Wallonie, 350 espèces sauvages d’abeilles et de bourdons permettent la fécondation et la reproduction de plus de 80 % des végétaux (fruits, légumes, céréales). Un 1/3 de notre alimentation et 3/4 des cultures agricoles dépendent de la pollinisation.

Les insectes pollinisateurs

Grâce aux abeilles élevées par les apiculteurs, nous mangeons du miel, du pollen ou de la gelée royale mais leur importance va bien au-delà, elles assurent un rôle primordial de pollinisation, en transportant le pollen de fleur en fleur. Elles permettent ainsi la transformation de la fleur en fruit. D’autres insectes butineurs assurent ce service dont dépend la survie des animaux et des humains : les abeilles sauvages ou solitaires, les bourdons, les syrphes et les papillons (voir lien "Protégeons les abeilles et bourdons, ces petites bêtes, indispensables à notre survie").

Les actions pour protéger les insectes pollinisateurs

Afin de soutenir ces insectes dont notre survie dépend, devenez un ambassadeur de la “Cité Maya” et réalisez une ou plusieurs des 5 actions suivantes :

  • Une haie avec des arbres ou arbustes mellifères : érable, saule, aulne, cornouiller, noisetier, aubépine, prunellier, bourdaine, sureau, charme, sorbiers des oiseleurs, etc. (voir lien "Charte d’engagement pour la protection des insectes pollinisateurs" (abeilles, bourdons, papillons) à Herstal).
  • Des arbres fruitiers ou des petits fruitiers : cerisier, prunier, pommier, néflier, groseillier, framboisier, etc.
  • Un pré fleuri ou un mélange de fleurs riches en nectar et/ou pollen (mellifères) : cardamines des prés, trèfle blanc, réséda, bleuet, coquelicot, phacélie, bourrache, consoude, nielle des blés, mauve, marjolaine, romarin, aneth, pissenlit, les ronces, etc.
  • Des abris naturels (ronces, tas de sable, de pierres ou de branches), des nichoirs ou un hôtel à insectes, à faire soi-même ou acheter, pour les abeilles solitaires, les bourdons, les papillons et les autres insectes utiles au jardin (buche de bois percée, fagot de tiges creuses ou à moelle).
  • Des arbres non indigènes mellifères : catalpa, cytise pluie d’or, glycine, lilas, seringat, staphylea pinata, etc.

En savoir plus :

Protection de l’hirondelle de fenêtre

Si les hirondelles sont signe de beau temps, c'est parce chaque printemps elles reviennent d’Afrique après avoir parcouru plusieurs milliers de kilomètres. Depuis toujours, les allées et venues des hirondelles ont rythmé les saisons et la vie des hommes dans nos contrées.

Mais l’hirondelle de fenêtre est en déclin chez nous comme dans de nombreux pays européens depuis la fin du 20e siècle. Une des causes est la destruction des nids accrochés sous les corniches, soit lors de travaux de rénovation, soit pour éviter les salissures dues aux fientes. Car normalement, les hirondelles (ou leurs descendants) reviennent dans les nids de l’année précédente.

Plusieurs colonies sont présentes sur notre ville. La ville de Herstal participe depuis plusieurs années à la protection de celles-ci. Un inventaire des nids est réalisé chaque année. Les données sont transmises à l’asbl Natagora (www.natagora.be) pour l’inventaire annuel. Une sensibilisation des propriétaires ou occupants d’immeubles est également réalisée.

Il est possible de placer des nids artificiels pour remplacer les nids cassés et aussi de placer une planchette 50 cm en dessous du nid qui recueillera les fientes. Quelques nids artificiels ont été placés sur des bâtiments communaux situés à proximité des nids naturels (distance inférieure à 500 mètres) où la présence des hirondelles a été observée.

Ces nids font l’objet d’une protection conformément à la loi du 12/07/1973 sur la conservation de la nature et de l’AGW du 14/07/1994 sur la protection des oiseaux en Région wallonne dit Arrêté Oiseaux :

  • Il est interdit de piéger, capturer, mettre à mort des oiseaux, à l’exception des oiseaux de basse-cour, des pigeons domestiques, des mutants ou hybrides de l’espèce Serinus canaria et les espèces d’oiseaux classés comme gibiers selon la loi de la chasse du 28/02/1882.
  • Il est interdit de détruire, endommager ou perturber sciemment, enlever ou ramasser leurs œufs ou nids, tirer dans les nids.

Un groupe de travail sur les hirondelles (GTH) a été créé par des membres bénévoles d’Aves et de Natagora. Une section a été créée pour la province de Liège :

Protection des hérissons : règlement sur l’usage des tondeuses à gazon automatisées


Le Conseil communal, avec l’approbation de la Ministre Dalcq, a validé l’adoption d’un nouveau règlement communal visant à protéger les animaux nocturnes, notamment les hérissons, contre les risques liés à l’utilisation des tondeuses à gazon automatisées.

L’usage de tondeuses à gazon automatisées est des plus en plus répandu pour assurer l’entretien des jardins privatifs. Ces machines étant relativement silencieuses, beaucoup de personnes les programment pour tourner après le couché du soleil. 

Il a été constaté suite à cela une grande hausse de cas d’accidents impliquant majoritairement des hérissons (mutilations et décès), à la fois par des vétérinaires et des centres comme le CREAVES. 

Pour information, le hérisson commun est une espèce nocturne et protégée légalement. Ce qu’il faut savoir sur ce règlement :
Interdiction d’utilisation nocturne : Il est désormais interdit d’utiliser une tondeuse à gazon automatisée entre 18h00 et 9h00.
Installation sécurisée : Avant toute utilisation, le fil ou câble périphérique délimitant la zone de tonte doit être installé à une distance raisonnable des arbustes, buissons ou haies, afin de protéger les hérissons qui pourraient s’y abriter.
Sanctions : Toute infraction à ces règles constitue une infraction de quatrième catégorie, passible d’une amende administrative allant de 1€ à 2000€.
Ce règlement a été adopté pour garantir une meilleure protection des espèces animales protégées, tout en permettant l’usage des tondeuses automatisées dans des conditions respectueuses de la faune locale.

Arboretum Tome 1 

Un premier tome sur le thème de l'arboretum, reprenant une série de photos et description sur les 14 arbres par ordre alphabétique, est disponible au format pdf (cliquez ici). 

Vous y trouverez également un plan reprenant l'emplacement de chaque arbre.