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Patrimoine civil

Patrimoine civil sur le territoire de Herstal

Le centre administratif "La Ruche"

Inauguré en 2015, le nouveau « Centre administratif » de la Ville de Herstal regroupe la plupart des services administratifs de la Ville et du CPAS. Le bâtiment conçu par l’architecte Frédéric Haesevoets étonne par sa conception résolument moderne : une structure anguleuse, sans murs verticaux, un parement externe en « alvéoles » lumineuses ou végétales, deux parties bien distinctes et reliées par une passerelle, ce qui crée une large ouverture entre la place Jean Jaurès et la vallée de la Meuse, à l’arrière.

Il a été construit à l’emplacement même de l’ancienne « Maison du Peuple », appelée « La Ruche », inaugurée en 1897.  Ce premier bâtiment fut démoli et remplacé en 1933 par un bâtiment de conception avant-gardiste, dû à l’architecte Joseph Moutschen. Cet édifice était doté d’une grande salle de spectacle, d’une bibliothèque, d’une salle de gymnastique et fut pendant longtemps le cœur de la vie sociale herstalienne. Petit à petit, les diverses activités du bâtiment s’éteignirent et, lors de sa démolition en 2011, il n’y restait plus qu’un hall omnisports. Aujourd’hui, les agents communaux, en pleine activité, bourdonnent au sein d’une « Ruche » alliant modernité, fonctionnalité et esthétique ! 

La gare ferroviaire

Achevé en 2015, ce magnifique bâtiment de béton rouge a obtenu le « Prix wallon de l’Architecture ». Il domine la nouvelle place des Demoiselles de Herstal, recréée dans le cadre de la rénovation urbaine. A l’arrière de la gare, de l’autre côté des voies, se trouve un beau parc paysager récemment aménagé.

Le Château Rouge

Cette belle demeure fut édifiée en 1784 et longtemps propriété de l’ingénieur des chemins de fer Chèvremont. La société de charbonnages « Bonne Espérance, Batterie et Violette » achète ce château en 1916 pour en faire un hôpital pour ses ouvriers et pour la population des environs. C’est toujours, à l’heure actuelle, la vocation du site, rattaché au Centre Hospitalier Régional. 
 

La motte féodale

Cette imposante colline est… le dernier vestige du château fort de Liers, dont la date de construction n’est pas connue mais qui est mentionné dans des textes du début du 14e siècle. Cette petite colline d’un peu plus de cinq mètres mesurait au départ quinze mètres de haut et devait être surmontée d’un donjon.
 

La place Coronmeuse

Cette grande place organisée en rond-point, à la circulation très dense, n’est pas a priori très agréable mais présente en fait plusieurs bâtiments remarquables.

  • La Maison Lem : datant de 1765 et classée en 1973, elle se situe au N°26 et arbore l’enseigne « A la croix d’or ». La façade et l’intérieur sont en très beau style Régence.
  • La Maison Goswin : aux numéros 24-29, l’ancienne maison Goswin ou maison du Procureur, jadis « Au Mouton d’Or ». L’immeuble fut construit en 1780 par Jean Goswin, négociant et fabricant d’armes mais aussi bourgmestre de Herstal. C’est une grosse bâtisse en brique et en calcaire, qui abrite aujourd’hui l’internat provincial.
  • Au Lion Rouge : au numéro 18, c’était autrefois une brasserie que possédaient les Sualem en 1700. Elle présente une belle façade quadrillée en brique et en calcaire de type mosan de la fin du 17e siècle. 
  • La maison natale d’Henri Forir : au numéro 12, construction de style empire, une plaque commémorative de l’écrivain gravée par le sculpteur Jules Brouns y a été apposée.

La place Licourt 

Si le centre de la vie sociale, commerciale et administrative s’est peu à peu déplacé vers la place Jean Jaurès au cours des dernières décennies, la place Licourt fut depuis le moyen-âge, le cœur historique de la ville. Trois monuments classés témoignent de ce prestigieux passé.

  • Le Musée communal • Maison Lovinfosse : la demeure de l’opulente famille herstalienne des Lovinfosse, maison bourgeoise de 1664 de style mosan, fut restaurée et aménagée en Musée communal en 1971. A travers ses salles, le musée replonge dans le riche passé culturel, historique et industriel de Herstal depuis la préhistoire jusqu’à nos jours, en passant par l’époque gallo-romaine, mérovingienne, et carolingienne. Herstal fut en effet, et surtout, un des lieux privilégiés de résidence des Mérovingiens et des Carolingiens. Et c’est Charlemagne qui fait sortir définitivement Herstal de l’ombre. A cette époque, la localité est signalée comme palais royal. Il est attesté que le roi des Francs, futur empereur, passa de nombreux séjours dans son palais de Herstal et que de grandes assemblées y eurent lieu. Cependant, si le musée communal accorde une large place à Charlemagne, il présente également des témoignages du riche passé industriel de Herstal (armurerie, faïence, clouterie, horlogerie, fonderie, charbonnages, etc.) ainsi que plusieurs œuvres d’artistes locaux.
  • La Tour Pépin : classée en 1962, c’est le dernier vestige du manoir des Hanxeller, construit au 16e siècle et représentatif de la renaissance mosane.  
  • L’église Notre-Dame de la Licourt : au milieu d’un cimetière ceint d’un mur de briques, l’église Notre-Dame de la Licourt, telle qu’on peut la voir aujourd’hui, date en majeure partie de la seconde moitié du 18e siècle. L’édifice est construit en grès houiller. Le bâtiment actuel reprend le plan d’un édifice antérieur, représenté sur un ostensoir en argent de 1699 conservé dans le trésor de l’église. Cependant, un sanctuaire aurait déjà été construit à cet endroit dans la première moitié du 8e siècle. L’oratoire pourrait être celui du palais carolingien.

D'autre part, au centre de la place Licourt, un espace commémoratif accueille un monument aux morts des deux guerres mondiales dû au sculpteur Jules Brouns, un « banc de la liberté », et un arbre de la délivrance, planté en 1919.

Les fermes

La commune est dotée de magnifiques fermes anciennes rappelant que l’agriculture y a toujours été une ressource économique importante.
 
  • La ferme Cajot ou ferme Charlemagne : ainsi appelée car elle serait, selon certains, rien de moins que la ferme natale du futur empereur (ce qui n’est en fait attesté par aucune source historique sérieuse). Cette grosse ferme hesbignonne s’organise en carré autour de sa cour centrale. Remarquez ce gros bloc de grès bien patiné par l’usage et où se dessine, selon la légende, la forme des fesses de Charlemagne, qui s’y asseyait souvent !
  • La ferme Patar : rue du Patar à Herstal, construite dans la deuxième moitié du 18e siècle. La ferme tire son nom d’une ancienne monnaie de cuivre d’une valeur de un sou.
  • La ferme Jehaes : rue des Trois Fermes 75 à Herstal, elle possède un porte charretière en anse de panier, un beau portail du 18e siècle, une cour pavée triangulaire et un corps de logis double.
  • Ferme Thiry ou ferme de Pontisse : rue de l’Abbaye à Herstal, propriété de l’Abbaye de Vivegnis au 15e siècle, reconstruite une première fois sous l’abbatiat de Marie-Anne de Fléron de Melin en 1661. Elle échappe aux tourmentes de la révolution mais pas à celles de la guerre de 1914. Trop près du fort de Pontisse, elle constitue un abri pour l’ennemi ou un obstacle au tir. L’armée belge la fit sauter. Réédifiée par la suite, elle subit de nouveaux dommages en 1940-1945 et fut encore une fois restaurée. C’est une ferme harmonieuse, quadrilatère, avec un porche-colombier, symbole de pouvoir seigneurial. Au-dessus de la porte charretière, une pierre commémorative porte le millésime 1661, date de la première construction.
  • Ferme d’Arcis : située sur la route de Hermée à Herstal. Propriété des Prémontrés de Cornillon dès le 17e siècle, elle est édifiée sur des terres défrichées par le feu (d’où son nom) peut-être à l’époque romaine. Le portail est daté à la clé de 1739. Les religieux ont racheté leur bien en 1834 et en firent don au séminaire épiscopal de Liège.
  • Ferme Royer : Rue de l’Abbaye à Liers, très vaste ferme dont les bâtiments forment un quadrilatère encerclant un grande cour pavée. Datant en partie de la seconde moitié du 17e siècle, elle rappelle la maison Lovinfosse qui lui est contemporaine. Sur une clé d’arc, la date 1577 indique que certains éléments sont antérieurs.

Brochure "Herstal à vélo"

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