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Patrimoine industriel

La Fabrique Nationale d'armes de guerre

L’usine d’armement, connue dans le monde entier, fut créée en 1889 par un ensemble d’armuriers et d’industriels liégeois pour honorer une commande conséquente de l’Etat belge : 100.000 fusils Mauser ! Ses origines coïncident avec l’introduction de la mécanique dans la fabrication des armes, jusque-là artisanale, et marque les débuts de la révolution industrielle en armurerie.

Dès l’origine, l’usine était très vaste et derrière le long mur écran de la voie de Liège, diverses bâtisses s’alignent perpendiculairement : armurerie, cartoucherie, laboratoire, bureaux. Toutes sont couvertes par un toit en sheds (dont la forme a été conçue pour fournir aux ateliers un éclairage égal tout au long de la journée). A l’intérieur de l’enceinte, le portail d’entrée primitif (1890-1891) est encore en place. Au-delà de la rue « Browning », au lieu-dit Pré-Madame, se trouvait l’ancienne usine d’aviation, remplacée vers 1930 par celle des motos et des voitures, longtemps construites ici.

Si la FN est très rapidement devenue une référence dans le monde entier pour la qualité de ses armes et cartouches, sa production fut très diversifiée dans le passé : automobiles, motos, électroménager, armes de luxe, etc. On y produisait aussi des moteurs, et la division FN Moteurs devint en 1992 la société « Techspace Aero », propriété désormais du groupe français Safran.

La FN a surtout façonné l’histoire sociale et humaine de Herstal, en employant plus de 10.000 personnes jusque dans les années 70 et fut le siège de nombreuses luttes sociales, comme la célèbre « Grève des femmes » de 1966. Aujourd’hui, l’usine est gérée par le « Herstal Group », qui emploie environ 1.300 personnes à Herstal et dont l’actionnaire unique est la Wallonie.  

La minoterie de Liers

Cette grande bâtisse carrée de la fin du siècle dernier en impose dans le paysage. On y pratique toujours l’activité historique de transformation du grain en farine. Son architecture industrielle en brique reprend le style de l’époque classique comme les arcs et les pilastres.

Les charbonnages et terrils

Les seuls témoins de cette industrie si prospère à la fin du 19e siècle et jusqu’au dernier quart du 20e siècle sont les terris ou terrils. Nous apercevons sur le territoire de Herstal deux sortes de terrils: les coniques comme ceux du charbonnage de Belle-Vue et de la Grande Bacnure ou à crête avec doigts comme celui qui s’élève derrière l’église de La Préalle.

Les terrils se sont boisés depuis la fin de l’extraction minière. Ils donnent une touche verte remarquable à la ville. Ils sont également très intéressants pour leur faune et leur flore et sont devenus des lieux de promenades.
 

Les anciennes usines Saroléa

Située au 84 de la rue Saint-Lambert, l’entreprise Saroléa fut fondée en 1850. Elle fabriqua d’abord des pièces d’armes à feu et des vélos avant de fabriquer des motos à partir de 1900. Elle produisit différents modèles entre 1900 et 1962, et de nombreuses courses furent gagnées sur les motos Saroléa. Depuis 1998, les bâtiments hébergent les activités d’une ASBL à vocation sociale, ainsi qu’un petit musée retraçant l’histoire sociale ouvrière en Belgique.

Brochure "Herstal à vélo"

Carte

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